Je voudrais prononcer correctement le français

Il existe un petit logiciel en ligne très simple et gratuit (actuellement) dans sa version exemple, largement suffisante pour nos besoins actuels.

Site pour s’entrainer à prononcer le français

Il se présente ainsi :

Vous cliquez sur « language » et « voice », pour voir les menus déroulants et  choisir la langue de prononciation et le locuteur… vous verrez d’ailleurs le locuteur suivre vos actions du regard…

Dans la partie texte, vous écrivez ou vous copiez-collez la phrase que vous vous entendre ou sur laquelle vous voulez vous entrainer.

Puis cliquez sur le bouton . C’est tout !!!

Écoutez et répétez autant de fois que vous le voulez. Ce logiciel est bien plus patient qu’un prof !

Remarques :

  • attention à l’orthographe… et si vous mettez des virgules ou des points d’exclamation ou d’interrogation, le logiciel « mettra le ton « .
  • le logiciel est parfois un peu lent à démarrer. Soyez patients…

 

Petites capsules de langue pour les profs de FLE (1)

Ces courts billets reprennent des informations précédemment publiées dans  un groupe de Facebook du même nom dont nous sommes l’auteure.

Ces billets sont au départ destinés aux professeurs de Français Langue Etrangère du Costa Rica et d’ailleurs pour aider à améliorer leur connaissance de la langue et sa diffusion dans leurs classes. Des petites capsules seront présentées sur des points précis sur lesquelles on observe parfois des erreurs récurrentes dans la langue parlée et écrite. Le but ? une belle langue française bien enseignée pour la rendre plus attrayante encore.

Voyons un peu :

  • Mots qui sont au masculin en espagnol et au féminin en français :
    – affiche
    – annonce
    On dit donc : une affiche, une petite annonce

 

  • Un (ou une) élève est une personne qui fréquente l’école, le collège ou le lycée.
    Cette personne devient étudiant ou étudiante lorsqu’elle commence à fréquenter une université ou un centre d’études supérieures.

 

  • Le verbe AIDER s’utilise avec la construction suivante :
    aider + COD lorsqu’il s’agit d’une personne, par exemple : j’aide mon amie, je l’aide – j’aide mes amis, je les aide. (et non *je lui aide, *je leur aide)

 

  • IL S’AGIT est une forme impersonnelle. Seule cette 3° personne au masculin singulier est utilisée. On doit donc toujours l’employer sous cette forme : il s’agit d’un texte, il s’agissait de trois personnes, il s’agira d’un livre, etc. et ne JAMAIS dire *ce livre s’agit… de, MAIS dans ce livre, il s’agit de…
    Et la question est : de quoi s’agit-il dans… ?

A très bientôt

Béatrice Passot

Compte-rendu atelier séminaire 2017 : les stéréotypes filles-garçons

Lors du séminaire pédagogique ayant eu lieu du 4 au 7 décembre 2017, nous avons tenu un atelier sur la « lutte contre les stéréotypes filles-garçons » ayant pour objectif de sensibiliser les professeurs aux stéréotypes : Anne-Claire Huerta avait travaillé le sujet d’un stage en Master. Nous avons décidé de reprendre une partie de son travail et de créer d’autres activités pour conscientiser les professeurs car les stéréotypes envahissent notre quotidien, sans que nous nous en rendions compte. Ainsi, Pauline Bobée s’est chargée de la première partie de l’atelier – servant à faire prendre conscience de cette réalité aux professeurs – et Anne-Claire Huerta a animé la seconde partie en proposant une séquence autour de la question.

Il s’agissait d’introduire le sujet en demandant aux participants de se présenter en donnant leur prénom, leur lieu de travail et 2 adjectifs les qualifiants. Si l’un des participants a répondu par deux adjectifs que l’on accorde généralement aux femmes (rêveur, patient), les sept autres participants se sont qualifiés avec des adjectifs représentants des qualités souvent associées à la masculinité pour les hommes présents (sportif, tenace) et les femmes présentes se sont qualifiées avec des adjectifs qui leur sont souvent attribués (patiente, consciencieuse, timide, sensible, etc). Cette micro-étude avait pour but de mettre en évidence que chacun d’entre nous est conditionné par la société, et ce, dès le plus jeune âge. Nous avons ensuite définit ensemble le stéréotype et le stéréotype de genre avant d’étudier des documents authentiques pouvant êtres utilisés en classe. Ces documents ne sont autres que des dépliants. Créés par la mère d’un petit garçon ayant subi les moqueries de ses camarades après s’être mis du vernis à ongle. Ils déconstruisent les stéréotypes de genre en prenant exemple sur des personnes célèbres (un acteur passionné de tricot ou encore une championne de jeux vidéo). Nous avons tous pris la parole afin de définir quels stéréotypes étaient évidents pour tous, quels étaient ceux qui étaient dérangeants pour les professeurs et pourquoi, dans ce cas, ne pas l’aborder en classe ; puis les professeurs présents à cet atelier étaient invités à inventer une activité autour de ces dépliants.

Dans la deuxième partie nous avons présenté une séquence possible à utiliser avec des élèves, adaptable selon l’âge du public en question. Cette séquence propose quatre grandes activités. Lors de la première activité, chaque personne a choisi un nuage (bleu ou rose) puis a écrit un trait de caractère concernant les personnes du sexe opposé. Tous les nuages ont été placés au tableau et on s’est interrogé sur la validité de chacun (ex : les garçons aiment le foot. Est-ce qu’il n’y a que les garçons qui aiment ce sport ?). Cette activité a permis de mettre en évidence les stéréotypes déjà présents inconsciemment dans l’esprit de chacun. La deuxième activité, basée sur l’utilisation de pages de catalogues de jouets, a permis de se rendre compte que dans un grand nombre de pages, les jouets présents étaient destinés soit aux filles soit aux garçons d’après plusieurs indicateurs. On a pu ainsi faire émerger les stéréotypes créés par les catalogues. Pour donner suite à cela, nous avons tous pris la parole en montrant que tous les jouets peuvent en réalité plaire à n’importe lequel des deux sexes. La troisième activité utilise également des documents authentiques, cette fois-ci des couvertures de livres P’tite Filles et P’tit Garçons. A partir de ces documents, on a fait un recueil des stéréotypes observés dans les livres. Cette activité a permis de se rendre compte que la littérature forme également des stéréotypes. La dernière activité proposée dans cette séquence a pris appui sur une vidéo « Un jour, une question – C’est quoi l’égalité entre les filles et les garçons ». Cette dernière permet d’expliquer l’égalité entre les filles et les garçons. Lors de l’utilisation en classe de cette vidéo, l’enseignant peut ajouter des commentaires supplémentaires tout au long de la projection pour faciliter la compréhension et souligner les points importants évoqués. Cette partie a été complétée par lecture du Livre « Tu peux » qui détruit tous les stéréotypes de genre. Cette activité permet de se rendre compte que les filles et les garçons sont égaux, ils ont le droit de faire les mêmes choses, de jouer à tous jeux (ex : les filles au foot, les garçons de la danse), …

Les stéréotypes de genre restent omniprésents dans les manuels scolaires et les salles de classe, mais aussi dans les propos de tout un chacun au quotidien et influencent inconsciemment le comportement et les pratiques du personnel éducatif. Les objectifs des cet atelier ont été de sensibiliser les enseignants sur ces stéréotypes, en prenant conscience de leur existence et de proposer des activités adaptables en classes afin de lutter contre la discrimination basée sur le sexe. Les stéréotypes sexistes peuvent limiter le développement des talents et capacités naturels des filles et des garçons comme des femmes et des hommes, ainsi que leurs expériences vécues en milieu scolaire ou professionnel et leurs chances dans la vie en général. Il est primordial de lutter contre les stéréotypes de genre dans et par l’éducation.

Pauline Bobée, assistante de langue française (2017-2018) pour le Ministère de l’Education Publique du Costa Rica à Cartago, province Cartago. Titulaire d’un Master Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation (MEEF) Espagnol de l’Université de Rouen Normandie et habilitée DELF et DALF par le CIEP.
Anne-Claire Huerta, assistante de langue française (2017-2018) pour le Ministère de l’Education Publique du Costa Rica à Atenas, province d’Alajuela. Titulaire d’un Master Métiers de l’Enseignement, de l’Education et de la Formation (MEEF) premier degré de l’Université de Lorraine et habilitée DELF et DALF par le CIEP.

SEDIFRALE 2018

La liste des communications des Costariciens – Bravo à tous !!!!
– Enseigner le français langue étrangère aux enfants des écoles primaires de la région de Cartago au Costa Rica (Esteban Alvarado et Fabiola Chacón)
– Les défis de la réintroduction du français en Amérique centrale (Adelino Braz, de l’Institut français pour l’Amérique centrale, Eugenia Rodriguez, Olga Fatjó et Jean-Claude Peronnet, ce dernier également de l’IFAC, non présent mais non oublié)
– Le français du tourisme aux collèges d’option technique : un programme vers le futur ( Eugenia Rodriguez, Béatrice Passot et María Gabriela Vargas, non présente, mais citée comme co-auteure)
– Français sur objectifs universitaires: le cas de la Universidad Nacional, Heredia, Costa Rica (Paula Matamoros)
– Evaluer en agissant (Olga Fatjó)
– Expérience au sein de la certification DELF Prim aux Sections bilingues et FLE en primaire (Rafael Camacho et Olga Fatjó)
– La comptine : outil pédagogique pour l’amélioration de la compréhension orale en FLE pour le primaire (Nandy Quesada, Andrea Madrigal, Katherine Uva et Kim Mejías)
– Les réussites des sections bilingues espagnol-français pour le secondaire au Costa Rica (Aldo Gullock)
– L’oral en classe de FLE : la perception des enseignants (Béatrice Passot)
– Le futur enseignant FLE : le profil attendu au Costa Rica  (Jorge Pablo Barth et Eugenia Rodriguez sans oublier María Gabriela Vargas  co-auteure non présente)
– Jeu d’évasion en ligne : une option didactique (Béatrice Passot)

Nous espérons pouvoir bientôt lire ces communications dans les Actes du Congrès (à paraitre)