Les symboles costariciens (3)

L’arbre de Guanacaste.

On l’appelle « Oreille cafre » en français (nom qui lui est donné à l’île de la Réunion, dans l’Océan Indien, où il s’est bien acclimaté). Son nom vient du nahuatl, langue des peuples mésoaméricains et signifie « arbre à oreilles » en raison de la forme de son fruit, une gousse recourbée qu’on peut voir entre janvier et mai, pendant la saison sèche. Les graines de ces gousses servent à alimenter les animaux et peuvent être utilisées dans la fabrication de savons artisanaux. La forme de cet arbre est caractéristique en parasol ouvert, au large tronc, à l’ombre de laquelle le bétail aime à se reposer, dans la campagne du Guanacaste. Il possède des petites feuilles qui restent vertes presque toute l’année.

Il a été déclaré symbole national le 31 août 1959.

Son nom scientifique ? Enterolobium cyclocarpum

Photo Didier Raffin-tous droits réservés

La Guaria morada

Notre belle orchidée, la Guaria morada (Guarianthe skinneri) a été choisie comme fleur national en 1939, à la suite d’un concours, parmi les centaines qu’on trouve dans le pays. Elle possède toutes les caractéristiques pour représenter le pays : elle est endémique, elle est enracinée dans les coutumes nationales, on la chante. Sa couleur pourpre représente les habits des prêtres célébrant le Carême et sa floraison correspond à cette même période précédant la Semaine sainte, de février à avril, chaque année, raison pour laquelle on en orne les autels des églises.

On la trouve encore dans le parc national du volcan Rincón de la Vieja, accrochée aux arbres.

Photo Didier Raffin-tous droits réservés

Le Yigüirro ou Merle brun

Nous connaissons tous cet oiseau brun clair au bec jaune et pattes marron gris, qui chante aux approches de la saison des pluies. Les anciens disent que ce chant indiquait qu’on pouvait commencer à semer le grain. On le trouve et l’entend dans presque tout le pays, dans les campagnes comme dans les villes, dans nos jardins, dans nos plantations de café, dans nos clairières.

Le député Deseado Barboza, qui a appuyé le choix de cet oiseau comme symbole national, a dit « De tous les animaux de notre faune, c’est le Merle brun (Yigüirro) l’oiseau symbole qui nous réjouit par son chant. C’est le musicien ailé, le même qui entonne son chant dans le palais du riche, comme à l’abri de la cabane du pauvre et qui donne vie à la paix saine de nos champs »

Photo Béatrice Passot – tous droits réservés

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